 Certains commerçants de Pont-l'Abbé sont actuellement très remontés contre l'Union des commerçants. La goutte qui, semble-t-il, a fait déborder le vase, fût la braderie qui s'est déroulée dans la capitale bigoudène début août.
Cette braderie, qui se déroule à Pont-l'Abbé chaque année, est organisée par l'Union des commerçants, la mairie délèguant l'organisation de celle-ci à cette seule Union. L'Union des commerçants loue ainsi la voirie à des marchands ambulants. Si vous êtes commerçant à Pont-l'Abbé, vous devez, vous aussi, acheter votre trottoir lors de ladite braderie, pour vous y installer ou le laisser vide. Si vous n'achetez pas cette parcelle devant votre magasin, votre emplacement est vendu à quelqu'un d'autre et vous vous retrouvez avec un commerçant ambulant devant l'entrée de votre magasin. C'est sur ce point, qu'une poignée de commerçants se révolte.
Certains d'entre eux, très remontés, auraient accepté de payer des charges inérantes à la braderie comme nous le dit l'un d'entre eux, mais "payer son propre trottoir.. c'est inadmissible".
Un autre, tout aussi remonté, renchéri : "ce ne sont pas eux [Union des commerçants] qui sont propriétaires de la voirie !" et ajoute qu' "il y a suffisamment d'endroits dans la ville pour placer les forains."
Par ailleurs, ce qui déplaît également à certains commerçants, c'est le fait de ne pouvoir dialoguer directement avec la municipalité, la mairie ne souhaitant avoir qu'un seul interlocuteur. "Cela semble légitime", nous dit un commerçant, mais "le problème, c'est que l'Union des commerçants ne représente même pas 50 % de l'ensemble des commerces de la capitale bigoudène..."
Quelques uns se demandent, s'ils vont continuer à payer leur cotisation d'adhésion à l'Union des commerçants. Les représentants de celle-ci devront, semble-t-il, user de beaucoup de tact pour conserver une partie de ces mécontents.
A suivre .... |